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BriseGlace migre !

11 mai 2010

Le blogue de BriseGlace migrera vers sa vraie racine, soit le

www.brise-glace.com

Ainsi, le présent briseglace2.wordpress.com demeure disponible afin que vous puissiez commenter et relire les billets précédents. Toutefois, tout le nouveau contenu se retrouvera sur le nouveau site de BriseGlace.

Merci d’avance de nous lire !

Publicités

Il y a des limites à tout!

3 mai 2010

Il est tout à fait vrai que dans notre monde de la publicité, plusieurs professionnels tanguent sur la mince ligne qui sépare l’acceptable de l’innaceptable. Publcité sexiste, raciste, mensongère, il en existe et heureusement plusieurs organismes veillent à ce que ces publicités soient retirer.

Mais parfois ça dérape.

Cette publicité a été retirée parce qu’elle montrait une femme laissée seule en situation de danger… C’est le bureau de la télévision qui a pris cette décision, je n’ai rien à dire de particulier ici, c’est seulement pour que vous sachiez qui prend de telle décision! (Pour plus de détails)

Outre le fait d’interdir une publicité qui est selon moi, tout à fait acceptable, cette décision tourne en dérision la crédibilité de l’organisme. Banir cette publicité pour ce motif équivaut à prendre la femme pour une créature sans défense et vulnérable, ce n’est pas justement cela que dénonce la plupart des groupes féministes? Que penser des futurs jugements de cette organisme?

Pendant ce temps, Axe nous montre des femmes survoltées perdant tout contrôle à la senteur de la fragrance en question…
Trouvez l’erreur.

Guillaume

Le Verdict : bien contestable devant un jury de professionnels

29 avril 2010

Collaboration spéciale de Anne Guérinel au sujet de l’émission Le Verdict.

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Vous êtes-il déjà arrivé de vous faire appeler, à l’heure du souper, pour vous faire poser des questions niaiseuses du genre : ‘préférez-vous le chocolat au sexe ?’ … C’est le genre de situation qui arrivait souvent aux Québécois naguère, quand les sondages téléphoniques avaient encore le vent en poupe et que les gens écoutaient religieusement La Guerre des Clans à TQS  ! Ce temps n’est pas si lointain, on parle des années 1990 et pourtant ça nous paraît maintenant si loin !…

Je me souviens à l’époque, c’étaient mes premières années en recherche marketing comme analyste dans une grande firme de sondage. Une de mes collègues planchait régulièrement pour trouver des questions stupides et futiles qui seraient posées aux 1000 répondants du sondage mensuel omnibus (sondage auprès de la population générale, dans lequel des entreprises peuvent acheter quelques questions – c’est souvent dans ces sondages qui sautent du coq à l’âne dans leur questionnaire que sont posées les questions de sondage politique), pour ensuite être déballées, selon tout un décorum, à l’émission en question. Oui, ça donnait beaucoup de visibilité à la firme de sondage en question et je me souviens qu’à chaque fois que je disais à une nouvelle personne que je travaillais là, on me demandait presque systématiquement si c’est moi qui travaillait sur les questions de la Guerre des Clans, comme si c’était la job la plus intéressante au monde (sic !). S’ils avaient su comment ma pauvre collègue n’en pouvait plus, après des mois, d’essayer de trouver des questions intéressantes !!!!

Depuis, les méthodes de collecte de données ont beaucoup évolué, et le sondage en ligne est tranquillement en train de prendre la place des sondages téléphoniques. Mais cela n’empêche pas les télédiffuseurs de tenter encore de divertir le monde à partir de sondages.

Oui, La Guerre des Clans est renée de ses cendres sur V. Mais j’avoue que, comme je ne suis vraiment pas intéressée par ce genre d’émission que je ne regarde jamais, car j’ai des choses bien plus intéressantes à faire (comme par exemple aider mes étudiants), je ne sais pas si la nouvelle mouture de cette émission est basée, comme l’ancienne, sur le sondage. Par contre, comme il m’arrive à l’occasion d’écouter Radio-Canada, chaîne de télévision sur laquelle on retrouve quand même des émissions et des séries de meilleur calibre que sur V, je me suis intéressée à la nouvelle émission de Véronique Cloutier Le Verdict, qui a un concept lui aussi en lien avec les sondages. Cette fois-ci, les questions portent sur les perceptions des Québécois de leurs vedettes et l’animatrice se fait un malin plaisir de confronter ces mêmes vedettes avec les résultats. L’idée est originale, surtout quand on sait qu’elle est venue à Véro et à Louis Morissette, après le scandale qui a éclaboussé Guy Cloutier et quelques échecs du couple en TV, couple qui avait alors commandé un sondage pour savoir ce que les Québécois pensaient d’eux !

Oui, concept original, mais ma foi ô combien contestable pour des professionnels en recherche marketing. Tout d’abord, la méthodogie employée pour trouver ces résultats est quasiment passée sous silence. Or tout chercheur en marketing sait bien qu’une des premières choses qu’il faut regarder quand on s’intéresse à des résultats d’études de marché, eh bien c’est la méthodologie justement ! Pourquoi ? Eh bien, pour s’assurer qu’on peut se fier aux résultats ! Si on conclut que les résultats resprésentent ce que pensent les Québécois, et bien il faut s’assurer que l’échantillon de répondants qui a été interrogé est représentatif de la population. Il faut également que le type de collecte de données soit approprié pour les objectifs de l’étude (par exemple, on ne fait pas un sondage de satisfaction pour un magasin en face à face dans le magasin parce qu’on sait délibérément que les répondants pourraient être gênés de dire ce qu’ils pensent vraiment). Et dans Le Verdict, la méthodologie de recherche est très peu visible (elle passe en quelques secondes sur le générique de fin – sincèrement, je n’ai eu le temps de voir que 600 répondants). Elle n’est pas minilament annoncée avant les résultats, ce qui va à l’encontre de tous les principes de présentation de résultats de recherche. Vous me direz que c’est CROP, une maison renomée en sondage qui est le partenaire de l’émission pour cette partie, et que donc on peut bien se fier à eux pour que la méthodologie soit correcte. J’en conviens, mais j’ai déjà vu des gros noms en recherche marketing faire des bourdes énormes en recherche (notamment CROP qui a dû s’excuser en février 2006 à la Une de la Presse pour avoir présenté des résultats erronés, mais ils ne sont pas les seuls, c’est également arrivé à Léger Marketing au début du débat des accomodements raisonnables).

En outre, les questions posées dans le sondage semblent parfois biaisées : lit-on les choix de réponse ou sont-elles complètement ouvertes ? Ce n’est pas clair ! Ça change tout sur l’interprétation des résultats. Par exemple, si le succès de Louis-José Houde (dans la 2e émission du 12 avril) n’a pas été attribué à sa beauté, est-ce par ce choix était noyé dans une liste d’autres réponses que les répondants ont préféré ? Et ils auraient peut-être choisi cet aspect en 2e choix (oui, oui, Louis-José, tu es beau, ne t’en fais pas comme tu avais l’air de t’en faire avec ces résultats !….) ! La façon dont les résultats étaient présentés (avoir mis 0% pour beauté) donnaient le sentiment que les choix de réponses avaient été lus, donc qu’on limitait les répondants à un certain nombre de choix. Les résultats auraient probablement été très différents si la question avait été demandé de façon spontanée (i.e. ‘A quoi attribuez-vous le succès de Louis-José Houde ?’ plutôt que ‘Parmi les réponses suivantes, à quoi attribuez-vous le succès de Louis-José Houde ?’)

Ce ne sont là que quelques éléments qu’un professionnel en recherche marketing pourrait reprocher à cette émission. C’est vrai que tout le monde n’est pas spécialiste en la matière et que l’émission n’est de toute façon pas destinée à des spécialistes en recherche marketing (ça ferait un auditoire pas mal trop maigrelet pour Radio Canada !). L’émission est divertissante et rondement bien menée par Véro qui sait mettre ses invités à l’aise et ne pose jamais de questions gênantes ou ‘politically’ incorrectes, ni à l’antenne, ni dans ses sondages. Mais cela me fait bien penser à l’article L’esprit troué de Patrick Lagacé vendredi dernier (le 23 avril) sur la nouvelle émission de Chantale Lacroix à venir sur TVA Rencontres paranormales. Dans cet article, Pat Lagacé met en lumière le fait que les scientifiques sceptiques ont été mis de côté dans l’émission parce que leur esprit peu ouvert rendait difficile la communication avec les esprits (!!!!).

Pour en finir avec le Verdict, même si cela ne paraît pas, j’ai bien aimé l’émission, mais je ne miserai pas cher sur la validité des résultats ! Mais bon, ce concept d’émission peut sûrement quand même aider la recherche marketing dans son ensemble parce qu’une bonne partie des gens qui se font solliciter pour de tels sondages doivent être tout content et tout heureux d’y participer : cela leur donne l’impression de ‘participer’, même si c’est par procuration, à une émission de télé ! Et si on se fie à l’engouement pour les téléréalités ces dernières années au Québec, c’est un facteur non négligeable qui pourrait à long terme faire en sorte que les gens aient de meilleures perceptions des sondages (et qu’ils ne pensent pas juste à sondage politique quand on parle de sondages) et du coup, améliorer les taux de réponses aux sondages, qui sont de plus en plus problématiques pour les compagnies de recherche marketing.

Convaincre est un pouvoir

25 avril 2010

Le vendeur de chez Kia Sherbrooke, Barack Obama, la belle Josée Di Stasio et Réal Massé ont tous un point en commun, celui de convaincre leurs publics de X bénéfice par rapport à X produit/service.

Jeudi dernier je donnais ma première « conférence » professionnelle. Très loin des Chris Brogan et encore plus loin des Seth Godin et des Steve Jobs de ce monde, j’ai quand même donné mon 110.

Durant environ une heure, j’ai entretenu une quinzaine de professionnels sur La puissance indéniable de LinkedIn (le titre de la conférence). Il ne s’agissait pas là d’une formation mais bien d’une micro-campagne de sensibilisation quant à la force de ce site qui ma foi, représente un outil au potentiel énorme et encore sous-estimé.

Dans une post-analyse sommaire de ma prise de parole, j’ai réalisé que le pouvoir de convaincre, donc celui d’être convaincant, pouvait être extrêmement gratifiant et payant. Par exemple, quelques uns des professionnels n’avaient aucune idée de comment pouvait fonctionner un média social comme LinkedIn. Une explication simple et englobante accompagnée d’arguments étaient suffisants pour leur faire comprendre le principe du site en plus de générer rapidement chez eux une perception positive du réseautage professionnel en ligne.

À mon avis, un métier dans l’industrie représente au quotidien un constant pitch de vente dans lequel l’aspect « persuasion » doit être sans faille. Se convaincre soi-même, convaincre les collègues, convaincre les patrons pour finalement convaincre les clients.

Au bout de la ligne, même si on n’a pas réussi à convaincre un ou plusieurs de nos publics, c’est assez gratifiant de savoir qu’on les a au moins fait cheminer.

Hugo

Omertà et autres stratégies politiques

20 avril 2010

Mise en garde: Ceci n’est pas un manifeste politique. Je ne vise pas à prendre parti pour quelconque parti, mon but est plutôt de me questionner sur les stratégies utilisées par les partis politiques lorsque vient le temps de faire de relations publiques.

Je ne suis pas un fin analyste politique, loin de là. Je m’y intéresse de temps à autre, lorsque j’ai le temps. Je ne suis pas un relationniste d’expérience non plus. J’ai une base de ce qu’il faut faire et ne pas faire et comme futur professionnel des communications, j’observe ce qui semble fonctionner et ce qui semble être des erreurs.

C’est avec cet oeil que j’observe présentement le bras de fer entre l’ancien ministre Bellemare et M. Charest. Je me questionne beaucoup sur la stratégie du Premier Ministre. Une des connaissances que j’ai acquises lors de mon passage universitaire est que toute vérité finit par se faire savoir. Alors, pourquoi cette loi du silence? Je ne prononce pas en faveur de quiconque, mais il m’apparaît clair que cette tactique ne fait qu’alimenter les rumeurs, parce que c’est lorsqu’il y a un vide d’informations que celles-ci naissent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, selon La Presse, 59% des Québécois croient M. Bellemare contre 14% pour Charest. 

Ces stratégies semblent répandues dans l’appareil politique. Dernièrement, M. Harper a eu beaucoup de difficulté avec la démission forcée d’une de ses ministres. Malgré les demandes incessantes de l’opposition, on ne sait toujours pas pourquoi on a forcé la main de la dame. Contrairement au cas Bellemare, le Premier Ministre fédéral a réussi à plus ou moins passer cette affaire sous silence. Gageons que les séries de la Coupe Stanley ne lui ont pas nui. Le gouvernement conservateur est certainement le champion pour faire taire les faits. On n’a qu’à penser au cas des prisonniers afghans pour lequel nous avons eu droit à un demi-rapport (le reste était censuré).

Est-ce que ces tactiques fonctionnent? Pour citer Seth Godin (merci Alexandre) : «Product is marketing », est-ce qu’il faut penser que le « produit » ou plutôt ce que fait le gouvernement est si atroce pour que la seule solution soit de le nous cacher? Encore une fois, je ne veux pas prendre position contre un parti, mais il me semble que les stratégies politiques de relations publiques sont étranges, pour ne pas dire douteuses.

L’avenir nous éclairera certainement et nous dira si ces stratégies étaient les bonnes, mais de l’extérieur, j’ai mes réserves.

Guillaume

Gestion de crise : le cas Nestlé

16 avril 2010

Voici l’exemple parfait de ce qui ne faut pas faire lors d’une gestion de crise dans un contexte 2.0.

Le cas Nestlé

Évènement déclencheur : vidéo choc (très très bouleversant) de Greenpeace dénonçant la déforestation tropicale et la destruction de l’habitat de plusieurs espèces animales pour la production d’huile de palme. (Parodie de la pause Kit Kat : http://www.youtube.com/watch?v=hgcHTHGu5tA )

Erreur #1

Demande de retrait de la vidéo par Nestlé. Action qui en peu de temps attire l’attention de la communauté. Situation hors de contrôle.  Il n’en faut pas plus à Greenpeace pour contre-attaquer et publier sa vidéo ailleurs (Twitter, Facebook, Vimeo … etc.)

Erreur #2

Nestlé efface les commentaires désobligeants et remarques négatives sur leur « Fan page » Facebook. Transparence ? L’utilisateur n’est pas idiot.

Œil pour œil, dent pour dent. Comme le dit le vieux dicton, c’est selon moi ce qu’aurait du faire Nestlé. Non pas attaquer Greenpeace sur quelques motifs que ce soit, mais plutôt utiliser (et non contre-utiliser) les mêmes plateformes pour faire la lumière sur la situation. Je pense à l’exemple Maple Leaf.

Le cas Toyota

À l’opposé, il est possible de noter des actions biens adaptées et certainement efficientes de la part d’autres multinationales. Dans le cas présent, il est question de Toyota. Il y a de cela quelques semaines à peines, près de 8 millions voitures étaient rappelées. Comment la compagnie japonaise à t’elle réagie ? Rapidement et efficacement, sans aucun doute !

À l’aide de la plateforme « Digg », Jim Lentz, le président de la filiale américaine de Toyota, a demandé aux utilisateurs de Digg d’engager la conversation afin de les rassurer et de répondre aux multiples interrogations.

Digg ? Site internet de type Social News composé d’environ 40 millions d’utilisateurs qui classent et donnent leur opinion sur l’actualité. Le site est basé sur un système de votation à caractère démocratique.

Contrairement à Nestlé, Toyota a donc engagé la conversation avec transparence en espérant un jugement favorable de la part des usagés.

En somme, je termine en émettant que dans l’univers de création abusive de contenu dans lequel nous vivons, mieux vaut éviter à tout prix la censure.

Ainsi, je parle uniquement au nom de l’entreprise privée ! Clin d’œil, clin d’œil à Jean, Marc et Stephen !

Jean-Philippe

BriseGlace: un projet inutile ?

13 avril 2010

Voici une réflexion très intéressante de Clay Shirky au sujet de l’industrie de l’édition qui, comme plusieurs autres, est chamboulée par l’avènement de l’utilisateur devenu créateur de contenu.

« It makes increasingly less sens to talk about a publishing industry, because the core problem publishing solves – the incredible difficulty, complexity and expense of making something good available to the public – has stopped being a problem. »

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J’ai rapidement effectué un parrallèle avec l’industrie des communications et du marketing. Pour reprendre l’idée de Clay Shirky, il est extrêmement coûteux et complexe, par exemple, de produire un message publicitaire télé de 30 secondes.

N’est-il donc pas fascinant de constater qu’une équipe de 3 ou 4 freelancers de la publicité peuvent aussi, en 2010, mettre sur pied une campagne publicitaire de haut niveau et au dizième des coûts exorbitants qu’aurait engendré l’embauche d’une grande agence ?

Au risque de remettre en doute notre propre projet d’agence de communication marketing, ce type d’organisation est-il appellé à se démanteler sous forme de petites unités de freelancers indépendants ? Faillite à appréhender pour tous les grands groupes mondiaux d’agences de publicité come TBWA et Publicis ?

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Hugo